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COLONIES DE VACANCES
Le statut d'animateur devra être modifié

Par Alfredo Allegra | LexTimes.fr | 30 juillet 2011 15:20


Jeannette Bougrab. Photo DR.
Des associations organisatrices de colonies de vacances s'inquiètent d'une éventuelle remise en cause du statut d'animateur qui les obligerait à respecter strictement le droit du travail, ce qui à terme augmenterait les coûts des séjours.

La Cour de justice de l'Union européenne(1) a en effet jugé au mois d'octobre dernier que le "contrat d'engagement éducatif", statut dérogatoire proposé aux moniteurs et directeurs de colonies de vacances, ne respectait pas le droit du travail communautaire, en particulier le temps minimal de repos quotidien.

Saisi par l'Union syndicale Solidaires Isère, le Conseil d'État pourrait demander de revoir les conditions de travail de ces jeunes gens qui encadrent les enfants. Avec à la clé la nécessité d'embaucher davantage de moniteurs.

Pour le syndicat, il s'agit d'un "travail", relevant du droit du travail, mais pour Jacques Chauvain, de la Ligue de l'enseignement, accompagner des enfants est une démarche "volontaire, citoyenne". "Ce n'est pas un métier, et ça ne peut pas en être un", mais une activité occasionnelle, a-t-il fait valoir à l'AFP.

La Ligue de l'Enseignement s'occupe annuellement de quelque 400 000 enfants — sur les 3 millions au total en France. Selon lui, "si on applique strictement la décision de la CJUE, c'est minimum 15% d'augmentation des prix de séjour et donc l'incapacité des familles à financer les séjours, ce qui est inacceptable".

"Si le jeune veut vraiment travailler, il va dans une chaîne de fast food, il aura un vrai salaire. Nous, on revendique une indemnité", a-t-il dit. Interrogée par l'AFP sur les intentions du gouvernement, la secrétaire d'État chargée de la jeunesse et de la vie associative Jeannette Bougrab a reconnu qu'il "faudra tenir compte du droit européen".
__________
(1) CJUE, 2e ch., 14 oct. 2010, n° C-428/09, Union syndicale Solidaire Isère c/ premier ministre et a.



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