Loi travail : La grande majorité des internautes persuadée que le gouvernement va faire marche arrière

Plus de sept personnes sur dix pensent que le gouvernement « va faire machine arrière et retirer [...] certaines mesures phares » du projet de loi réformant le code du travail, selon un sondage réalisé lundi et mardi par le site juritravail.com.

77,61 % des internautes du site spécialisé dans l'information juridique et la mise en relation avec des avocats pensent même que cet avant-projet constitue « une menace pour les droits des salariés », 53,85 % estimant qu’il offre plus de flexibilité aux entreprises. Ils ne sont que 9,71 % à penser que les nouvelles dispositions pourraient faire baisser le chômage et 9 % qu’elles sécuriseraient davantage les relations employeurs/salariés.

Dans le détail, les sondés Étude réalisée en ligne, les 7 et 8 mars 2016, sur juritravail.com, auprès de 1007 répondants dont 61,50 % déclarant être salariés, 9,95 % employeur, 12,51 % représentant du personnel et 16,04 % autre. sont 62,98 % à être « tout à fait défavorables au plafonnement des indemnités prud’homales en cas de licenciement abusif » contre 10,74 % tout à fait favorables et 10,43 % plutôt défavorables. Quant à la possibilité de porter, en cas de circonstances exceptionnelles, la durée hebdomadaire de travail à 60 heures par simple accord d’entreprise, sans autorisation de l’inspecteur du travail, ils sont 59,75 % à être tout à fait défavorables et 15,87 % plutôt défavorables.

De même, 72,3 % ne sont pas du tout favorables à la possibilité d’abaisser, par accord d’entreprise, le taux de majoration des heures supplémentaires de 25 % à 10 % et 66,29 % se disent tout à fait défavorables à la possibilité de fixer un taux de majoration inférieur à 25 % pour les heures supplémentaires, par accord d’entreprise. Itou pour la possibilité d’allonger la durée du travail, à salaire égal, en l’absence de difficultés économiques qui recueille la désapprobation de 67,82 %.

La seule mesure plébiscitée par 57,6 % est la possibilité de consulter les salariés par référendum en cas de désaccord entre les syndicats.