Enfants otages : La star des Dix Commandements crée une association de Sales parents

Page Facebook de l'association Sales parents.

Pedro Alves, une des vedettes de la comédie musicale du début du siècle « Les Dix Commandements » de Kamel Ouali sur des chansons de Pascal Obispo, a des difficultés avec son ex-compagne pour se partager la garde de leur enfant, Lily, âgée de 5 ans et le crie urbi et orbi. Il projette de créer une association « Sales parents » qui a déjà sa page Facebook et 130 J’aime, il a écrit une lettre ouverte au président de la République François Hollande et il s’est aussi attaché les services d’une agence de communication.

Dès les 8 mois de l’enfant, la gamine a vécu en résidence alternée, 2 semaines chez papa à Saint-Marcel (Saône-et-Loire) et 2 semaines chez maman à Paris, explique Pedro Alves, et puis patatras, il est obligé d’entamer une première procédure dès son troisième anniversaire car la mère décide ne plus la lui confier. Il marque alors un point en obtenant la garde « exclusive » de l’enfant mais la victoire sera de courte durée, la mère en récupère la garde un an plus tard à la suite d’un « vice de procédure ».

Pour que soit remise en place une résidence alternée, il promet, poursuit-il, de retirer sa plainte pour non-représentation d’enfant de septembre 2013 à début janvier 2014, de quitter veaux, vaches, cochons san-marciaux et de revenir s’installer à proximité de Paris mais cela fait un an et toujours pas de résidence alternée, se lamente-t-il, en précisant qu’une audience à ce sujet est programmée pour le 29 juin prochain devant le juge aux affaires familiales de Nanterre. Mais Pedro Alves ne serait pas au bout de ses « peines ». Depuis 11 jours, Pedro est à nouveau papa d’une autre petite fille et à l’annonce de cette nouvelle, la mère de la première aurait annoncé « son départ en banlieue parisienne dès la rentrée 2015, à plus de 40 kilomètres ».

Dans sa lettre au chef de l’État, M. Alves s’en prend aux juges aux affaires familiales qui « condamnent dans 90 % des cas les papas en souffrance contre leurs ex-compagnes, leur ôtant au passage la quasi-totalité de leur droit tout en vidant leur compte en banque », soutenant qu’en France, le parent le moins fortuné qui « ne [peut] tenir la longueur dans une procédure lourde et pleine de ruses juridiques » se voit « automatiquement privé de son enfant ». Un cri du cœur et de douleur que l’on peut certes comprendre mais qui est toutefois fort loin de la réalité, le nombre de pères demandant la garde ou la garde alternée d’un enfant est extrêmement faible et le nombre de juges qui ne privilégient pas, en cas de difficultés entre les deux parents, l’intérêt de l’enfant sont rarissimes.

Toujours est-il que pour les papa-poules qui vivent cette situation de l’intérieur, le déchirement est bien évidemment insupportable mais ils ont tendance à généraliser lourdement ce qui, en somme, n’est que leur cas particulier pour lequel ils ne sont certainement pas tout « blanc » et la « vilaine » mère n’est pas forcément toute « noire », les torts étant souvent partagés mais il est vrai que l’on peut voir plus facilement la paille dans l’œil de l’autre que la poutre dans le sien.

Il semble par ailleurs que la « souffrance » de Pedro Alves soit si grande qu’il a complètement perdu pieds et s’enfonce dans l’ignorance que lui impose son mal-être, il nous explique ainsi que pour la communauté gaie, lorsqu’il s’agira d’un couple de lesbiennes, le juge sera bien « obligé d’aller contre une maman » et il nous confie ainsi le « regret » de ne pas être « Gays » (sic !) car « la garde […] aurait été donné[e à l’un des deux] père[s] » et poursuivant dans son délire, il nous dit que « médicalement », il a aussi la possibilité, « bien qu’extrême, de devenir lesbienne [moyennant] quelques opérations » mais il craint d’échouer « aux examens d’entrées dans la corporation ».

Une salve imméritée contre la communauté gaie et les juges aux affaires familiales qui ne sont pour rien dans les heurs et malheurs de M. Pedro Alves. LexTimes.fr est allé à sa rencontre et M. Alves se révèle aussi excessif à l’oral qu’à l’écrit.

D’un très long échange, LexTimes.fr retient que Pedro Alves souhaiterait notamment que soient mise en place, par défaut, la garde alternée et qu’une non-représentation d’enfant ne constitue plus un délit mais une contravention et fasse l’objet d’une « sanction pécuniaire immédiate dissuasive pour encourager le parent récalcitrant à se soumettre à la décision judiciaire » car, plaide-t-il, une citation directe devant la juridiction correctionnelle avec consignation obligatoire qui, de surcroît, est une procédure qui peut durer plusieurs années est « tout-à-fait inadaptée » au problème que vit le parent privé de son enfant.

Mais pourquoi l’association s’appellera-t-elle « Sales parents » ? « Sale » parce que le parent qui n’a qu’un droit de visite et d’hébergement est « relégué » au second plan, « un sous-parent qui ne serait pas assez bien pour être un vrai parent », justifie-t-il sans vraiment convaincre. En projet, nous confie-t-il, un disque en préparation qui devrait servir à financer l’association qui, à son tour, financera les parents défavorisés qui se battent désespérément contre un parent beaucoup plus fortuné.