Presse : L’Axonais recrute trois rédacteurs-vendeurs publicitaires

Un nouvel hebdomadaire régional basé à Soissons (Aisne),l’Axonais, recrute en contrat à durée indéterminée (CDI) trois« rédacteurs publicitaires-vendeurs d’espaces publicitaires H/F » pour « rédiger des articles sur l’économie locale (entreprises et commerces) et vendre des publi-rédactionnels et des encarts publicitaires classiques ».

L’annonce, publiée lundi dans la rubrique « jobs et stages dans la presse » du site categorynet.com, a été dénichée par Bruno Walter, un « journaliste indépendant » avec plusieurs expériences dans le journalisme dont la plus ancienne remonte à 1989 à la Voix du Nord, selon son profil public surLinkedin.com où il a ouvert une discussion dans le groupe « Profession : pigiste » en titrant « Vrai-faux journaliste vendeur à tout faire… » et en se réjouissant que « heureusement, il ne faut pas encore faire le ménage en sortant. Mais ce genre d'annonces a beau être de plus en plus fréquentes, je n'arrive pas à m'y faire ».

En plus d’écrire et de vendre, le candidat devra également, précise l’annonce de manière fort honnête, assurer quelques menues tâches complémentaires telles que, par exemple, la permanence à l’agence par roulement, le secrétariat téléphonique, la saisie de textes (petites annonces, avis de décès, programmes de cinéma, annonces judiciaires et autres babioles,…), sans que cela soit exhaustif ou limitatif. Le salaire mensuel, à 1 500 euros brut, est bien au-dessus des 1 445,38 euros du smic mais, en outre, le candidat sélectionné — qui devra toutefois obligatoirement résider dans l’Aisne à l’issue de la période d’essai — sera gratifié d’un variable de 7 % du « chiffre d’affaires encaissé », on insiste bien sur « encaissé » car « vendu » ne veut pas nécessairement dire « payé ». Bonne nouvelle : le temps de travail est limité à 35 heures par semaine bien que la présence à des manifestations le soir ou le week-end sera nécessaire mais ces extras donneront lieu « à des récupérations dans le mois ».

Autre bonne nouvelle : aucun diplôme n’est requis puisque, vous précise-t-on, les rédacteurs-vendeurs « ne sont pas et ne seront pas des journalistes » mais cela dit, il faut quand même reconnaître que le poste conviendrait parfaitement à« un journaliste spécialisé en économie qui a envie d’évoluer vers le commercial » ou alors à « un commercial qui se sent la fibre d’écrire ». Qu’il s’agisse d’un journaliste voulant vendre ou d’un vendeur sachant écrire, les exigences sont les mêmes : bonne présentation, goût des contacts, excellente maîtrise de la langue française, être également un tantinet photographe et avoir un permis de conduire mais troisième bonne nouvelle : le véhicule est fourni. Ouf ! Quelle veine !

Si vous pensez avoir le profil pour ce poste, il vous est demandé le classique (lettre de motivation et CV) et deux tests. Le premier doit porter sur « un compte-rendu d’une affaire judiciaire du tribunal le plus proche de chez vous avec photo du rôle affiché à la porte de la salle d’audience (page de garde et page de l’affaire traitée) » et doit faire environ 3 000 signes. Pour le second, il vous est demandé « un publi-rédactionnel imaginaire (ou réel) de l’ouverture d’un restaurant avec photo de votre invention (ou réelle) du restaurateur ». Le tout est à envoyer par mail à pub@oisehebdo.com avec pour objet« candidature axonais » mais les petits plaisantins sont prévenus : « il ne sera pas obligatoirement répondu aux dossiers non complets ».

Pour ceux en redemandent encore, vous pouvez contacter Guillaume Grasset au 06 74 08 80 70 pour le fun ou pour toute précision supplémentaire.