Chance : Un cabinet d'avocats explosif

Chance !, au théâtre La Bruyère. Photo Philippe Escalier.
Chance !, au théâtre La Bruyère. Photo Philippe Escalier.

« Chance ! » (2001), de et mise en scène par Hervé Devolder. Avec Cathy Arondel ou Carole Deffit (Kate), Julie Costanza ou Julie Wingens (Nina), Rachel Pignot ou Léovanie Raud (Agnès), Grégory Juppin ou Hervé Lewandowski (Etienne), David Jean ou Grégory Benchenafi (Fred, le coursier) et Arnaud Léonard ou Franck Vincent (Me Henri Duverger, alias le Boss ou le Patron). Au théâtre La BruyèreThéâtre la Bruyère, 5 rue la Bruyère, Paris-9e. M° Blanche, Pigalle ou Saint-Georges. Du mardi au samedi à 21h (20h30 à partir du 29/05) et le samedi à 14h30 (16h00 à partir du 29/05). De 16 € à 27 €. Rés.: 01 48 74 76 99.. Jusqu'au 28 juillet 2018. 100'.

Créée en 2001 au théâtre Déjazet, après plus de 1 000 représentations et une tournée quasi planétaire, Chance, une comédie musicale tonique, revient à Paris au théâtre La Bruyère.

Dans le secrétariat du petit cabinet d’avocats parisien de Me Henri Duverger arrivent successivement ce lundi matin le collaborateur très "cabaret" de l’avocat-patron, une secrétaire puis une autre, toutes deux plus "latino" que sténodactylo, un coursier "rocker", une stagiaire mal dégrossie et, enfin, Me Duverger lui-même, un baryton lyrique, et tout ce beau monde va se mettre à chanter et danser car il s’agit bien d’une vraie comédie musicale.

Et comme c’est lundi matin, à l’instar de tous les lundis matin, juste avant de commencer à travailler et après la pause-café, tous les six vont mettre quelques euros dans la cagnotte et choisir deux numéros dans la grille de loto qu’ils jouent ensemble depuis des années si ce n’est des décennies.

Et comme s’il s’agit d'une fable et d’une comédie musicale très enjouée, banco au tirage du lendemain, mardi, ils ont gagné 99 millions d’euros qu’ils vont se partager à six, soit 16,5 millions d’euros chacun, ce qui va leur permettre d’arrêter de travailler, de faire ce qui leur plaît mais la nostalgie du travail revient vite et ils vont se retrouver au cabinet pour un final que l’on vous laisse aller découvrir.

« J’ai eu l’occasion de côtoyer quelques avocats, explique l’auteur Hervé Devolder, et j’ai été frappé par les similitudes qu’il y a entre leur art et celui du comédien. Ils décident, à titre professionnel et moyennant rémunération, de défendre la cause de leur client. Tout leur être, toute leur énergie, toutes leurs connaissances sont alors au service de cet engagement contractuel comme un comédien qui fait de son mieux pour embrasser un rôle et incarner un personnage dont il ne partage pas forcément les goûts ni les convictions ni n’approuve les actes ni les choix ».