Théâtre : La femme rompue, avec Josiane Balasko

Josiane Balasko, dans la femme Rompue, au théâtre Hébertot.
Josiane Balasko, dans la Femme Rompue, au théâtre Hébertot.

« La femme rompue » (2018), d'après Monologue (extrait de la Femme rompue, Simone de Beauvoir, Gallimard, 1967, 256 p.). Mise en scène par Hélène Fillières. Avec Josiane Balasko. Au théâtre HebertotThéâtre Hébertot, 78 bis boulevard des Batignolles, Paris-17e. M° Rome ou Villiers. Du mardi au samedi à 19h. De 15 à 42 €. Rés.: 01 43 87 23 23.. Jusqu'au 28 mars 2018. 60'.

Aux prises avec mille tourments incontrôlables qui finissent par la déstabiliser et l’anéantir — son mari s’en est allé pour une autre, sa fille s’est suicidée, la garde de son fils lui a été retirée, ses relations avec sa putain de mère sont exécrables —, il s’agit d’un vibrant monologue d’une Femme Rompue qui est effectivement rompue, cassée de toutes parts, dans son cœur et dans ses chairs.

Seule, en ce soir de réveillon, affalée et se tournant et retournant sur son lit orange, elle crie, et parfois hurle, haut et fort, sa rage de tout et vitupère contre les siens qui n’ont cure d’elle et l’ont laissée choir comme une merde, contre toute la société et tous les cons qu’elle blâme et même, lucide, contre elle-même à qui elle reconnaît une part de culpabilité non négligeable.

Un texte de Simone de Beauvoir d’une puissance extrême, avec des mots assez crus, violents, qui sied comme un gant à la forte personnalité de Josiane Balasko qui se l’a parfaitement approprié et révèle là tout son talent de comédienne et de femme pour ces 60 minutes de mise au point.