Théâtre : La mécanique du cœur

La mécanique du cœur, à La Folie Théâtre. Photo Emilie Montuclard.
La mécanique du cœur, à La Folie Théâtre. Photo Emilie Montuclard.

« La mécanique du cœur » (2016), d'après le roman éponyme de Mathias Malzieu (Flammarion, Paris, oct. 2007, 202 p.). Mise en scène par Coralie Jayne. Avec Nicolas Avinée ou Pierre-Antoine Lenfant (Jack), Clara Cirera (Miss Acacia), Mylene Crouzilles (Docteur Madeleine), Laurent Vigreux (Arthur) et Gabriel Clenet (Joe et Luna). À La Folie ThéâtreÀ La Folie Théâtre, 6 rue de la Folie-Méricourt, Paris-11e. M° Saint-Ambroise. Le jeudi à 19h30, le samedi à 18h et le dimanche à 16h30. 22 €. Rés.: 01 43 55 14 80.. Jusqu'au 24 juin 2018. 75'.

Adaptation théâtrale du best-seller de Mathias Malzieu paru il y a dix ans, la Mécanique du cœur est un conte fantastique qui a d’ailleurs déjà été porté à l’écran, en février 2014, par Luc Besson sous forme de film d’animation musical avec notamment l’auteur lui-même, Olivia Ruiz, Arthur H, Grand Corps Malade, Jean Rochefort,…

L’histoire invraisemblable se passe dans un petit bourg d’Édimbourg, en Écosse, un beau jour du mois d’avril 1874 qui se trouve être, paraît-il, « le jour le plus froid du monde » et qui voit naître, première mondiale en ce jour le plus froid du monde, l’enfant d’une péripatéticienne, Jack, avec un cœur complètement gelé qui va être sauvé in extemis grâce au talent et au savoir-faire de la sage-femme mi-démon mi-sorcière, dite Docteur Madeleine, qui va parvenir à lui greffer sur le cœur… une horloge à coucou.

C’est indéniablement un peu beaucoup de bricolage et conte pour enfants attardés mais le petit cœur se remet à battre et le bébé est sain et sauf, il devra juste s’abstenir de toucher les aiguilles de l’horloge et, surtout, d’éviter toute émotion un tant soit peu forte, c’est-à-dire ni colère ni sentiments amoureux.

Jack vit quasi « normalement » les dix premières années de sa vie auprès du Docteur Madeleine et des personnes qui gravitent autour d’elle mais pour son dixième anniversaire, elle l’emmène en ville et là… son cœur bat la chamade et tombe amoureux de Miss Acacia, une petite chanteuse de rue de Grenade, en Andalousie, qui disparaît aussitôt et va l’obliger à se lancer dans un périple, aux côtés du magicien-horloger Georges Méliès, qui va le conduire du fin fond de son Écosse natale jusqu’en Andalousie où il n’aura de cesse, pendant quatre ans, jusqu’à ce qu’il remette la main sur sa dulcinée.

Les maquillages, tels des masques vénitiens, contribuent sans doute au caractère fantastique nécessaire du spectacle mais les cris incessants, presque fatigants, et les voix trop haut perchées ne sont, en revanche, pas nécessairement indispensables.