Théâtre : Le Cercle de Whitechapel

Le Cercle de Whitechapel, au théâtre Lucernaire. Photo « l’instant d’un regard ».
Le Cercle de Whitechapel, au théâtre Lucernaire. Photo « l’instant d’un regard ».

« Le Cercle de Whitechapel », comédie policière de Julien Lefebvre. Mise en scène par Jean-Laurent Silvi. Avec Stéphanie Bassibey (Mary Lawson), Pierre-Arnaud Juin (Sir Herbert Greville), Ludovic Laroche (Arthur Conan Doyle), Jérôme Paquatte (Bram Stocker) et Nicolas Saint-Georges (George Bernard Shaw). Au théâtre LucernaireThéâtre Lucernaire, 53 rue Notre-Dame-des-Champs, Paris-6e. M° Notre-Dame-des-Champs, Vavin ou Edgar Quinet. Du mardi au samedi à 21h et le dimanche à 18h. 26 €. Rés.: 01 45 44 57 34.. Jusqu'au 15 avril 2018. 105'.

À Londres, au cours de l’été 1888, un membre éminent de la gentry, Sir Herbert Greville, a l’idée de réunir une équipe d’enquêteurs assez particulière pour élucider une étrange série de meurtres de prostituées qui vient de débuter dans le quartier défavorisé de Whitechapel et où va alors s’installer, dans un ancien atelier d’artiste loué pour l’occasion par le chef de la tribu, le Cercle de Whitechapel composé de quatre fins limiers : l’auteur de Sherlock Holmes, Arthur Conan Doyle, un jeune médecin et romancier débutant et timide à ses heures perdues, un journaliste du nom de George Bernard Shaw, appelé à devenir l’un des plus grands dramaturges du Royaume, le directeur d’un des plus prestigieux théâtres londoniens, le Lyceum Theatre, et futur auteur de Dracula, Bram Stoker, et Mary Lawson, une des premières femmes médecins.

Se réunissant régulièrement pour partager leurs déductions et découvertes sur qui pourrait être le meurtrier de ces femmes de mauvaise vie, le Cercle illustre va finir par dénouer les fils apparemment invisibles de ce qui reste et explique l’une des plus grandes énigmes criminelles de l’histoire contemporaine, celle de Jack l’Éventreur.

Construit et imaginé par Julien Lefebvre comme un roman d’Agatha Christie à partir d’un fait divers anecdotique, le suspense autour de ce Cercle de Whitechapel est absolument intense et omniprésent jusqu’à la dernière seconde de la dernière minute où l’on découvre alors, bouche bée, avec stupeur et sidération, que l’habile meurtrier ne figurait même pas au nombre des potentiels suspects. Un quasi chef-d’œuvre qui, à l’issue de son baptême au Lucernaire, mériterait bien d’être accueilli par un théâtre aux fauteuils plus confortables et numérotés.