Théâtre : Les nœuds au mouchoir, avec Anémone

Les nœuds au mouchoir, au Palais des Glaces.
Les nœuds au mouchoir, au Palais des Glaces.

« Les nœuds au mouchoir » (2015), de Denis Cherer, d'après un texte autobiographique éponyme (Éd. Kelableanwi, mars 2014). Mise en scène par Anne Bourgeois. Avec Anémone (Augustine), Denis Cherer (Daniel) et Pierre-Jean Cherer (Jean). Au théâre Palais des GlacesThéâtre Palais des Glaces, 37 rue du Faubourg du Temple, Paris 10e. M° Goncourt ou République. Du mardi au samedi à 19h. 24 à 35 €. Rés.: 01 42 02 27 17.. Jusqu'au 31 décembre 2017. 90'.

Deux frères dissemblables, Daniel et Jean, qui ne se parlent plus depuis fort longtemps, ont pour seul point commun une maman, Augustine, atteinte de la maladie d’Alzheimer et à qui ils rendent régulièrement visite à tour de rôle pour éviter de se chamailler.

Daniel, bel homme distingué, cadre moyen-supérieur, est banquier, marié, infidèle et toujours à la bourre. Jean, lui, homme des cavernes, plouc-indécrottable, est artiste intermittent, divorcé, fauché et toujours dans la lune.

Une erreur d’agenda va faire qu’ils vont se retrouver nez à nez chez leur mère qui cumule Alzheimer et mémoire sélective. Elle s’agace et « ne reconnaît pas » le lourdaud de Jean qui a tout raté dans sa vie et qui est, pourtant, aux petits soins pour elle et s’extase, en revanche, devant le brillant Daniel qui a fait un parcours sans faute et qui, lui, pourtant, veut s’en débarrasser prestement et la placer dans une maison de retraite. Comme quoi… on choisit ses amis mais pas sa famille, dit un proverbe.

La rencontre fortuite des deux frères ennemis — qui sont également frères dans la vie mais plutôt complices et pas du tout ennemis, selon une source digne de foi proche de l’un et de l’autre — va être le départ d’une succession de moments drôles, cocasses et parfois même, émouvants. Les deux frères Cherer surjouent un peu et Anémone, dans ce rôle de composition, est quasi méconnaissable. Un peu tristounette et à mille lieues du Splendid.