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Théâtre : Nuit gravement au salut

Par Alfredo Allegra | LEXTIMES.FR |
Nuit gravement au salut, au théâtre le Lucernaire. Photo L'instant d'un regard. Nuit gravement au salut, au théâtre le Lucernaire. Photo L'instant d'un regard.

« Nuit gravement au salut » (2016), d'après le texte éponyme de Henri-Frédéric Blanc (éd. Actes Sud, Arles, mai 1995, 104 p., 12,20 €). Adaptation et mise en scène par Ludovic Laroche. Avec Stéphanie Bassibey (Léa Belmont), Ludovic Laroche (Victor Pontier) et Pierre-Michel Dudan (le majordome). Au théâtre le Lucernaire1 . Jusqu'au 20 octobre 2019. 75'.

  • 1Théâtre le Lucernaire, 53 rue Notre-Dame-des-Champs, Paris-6e. M° Notre-Dame-des-Champs, Vavin, Saint-Placide ou Edgar Quinet. Du mardi au samedi à 21h et le dimanche à 17h. 28 €. Rés.: 01 45 44 57 34.

Elle, est romancière. Lui, est éditeur. Elle, idéaliste et séduisante, a besoin de lui pour publier sa dernière production et pouvoir ainsi régler la coûteuse opération dont son fils gravement malade a absolument besoin de toute urgence. Lui, cynique et suffisant, est bien disposé à lui venir en aide mais tout en tirant profit personnellement de la situation au maximum.

Le mufle Victor Pontier invite donc la séduisante Léa Belmont pour un dîner en tête-à-tête dans un prestigieux grand restaurant parisien étoilé pour discutailler de la prétendue valeur indéniable du manuscrit qu’il vient de lire qui ne nécessiterait que quelques ajustements à la marge et du contrat fort intéressant et mirobolant qu’il serait susceptible de lui proposer si elle accepte de se donner et de lui donner autant de plaisir, légèrement consentante ou non, qu’elle donne à ses lecteurs.

« Nuit gravement au salut », un texte de Henri-Frédéric Blanc publié en 1995, est un face-à-face cruel entre deux personnages qui ont besoin ou envie l’un de l’autre. Le pouvoir de l’un et la séduction de l’autre qui sont monnaie courante dans le milieu littéraire mais pas que le milieu littéraire et que Ludovic Laroche, avec sa complice et ravissante Stéphanie Bassibey, a magistralement adapté et mis en scène dans un décor « chic et épuré ». Pierre-Michel Dudan, en majordome, n’est pas en reste, non plus, et apporte une pointe d’humour jusqu’au dénouement final inattendu.

 

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