Théâtre : Pieds nus dans le parc, de Neil Simon

Pieds nus dans le parc, au théâtre Le Guichet Montparnasse.
Pieds nus dans le parc, au théâtre Le Guichet Montparnasse.

« Pieds nus dans le parc » (2018), d'après la pièce de Neil Simon (Barefoot in the park, 1963). Traduction et adaptation de Joëlle Isnardon et Emmeline Naert. Mise en scène par Dominique Martinelli. Avec Emmeline Naert (Corie Bratter), Louis-Emmanuel Isnardon (Paul Bratter), Dominique Martinelli (Ethel Banks), Daniel Counillet (Victor Velascovitch) et Duncan Jaubart (Henri Poivre). Au théâtre Le Guichet MontparnasseThéâtre Le Guichet Montparnasse, 15 rue du Maine, Paris-14e. M° Gaîté ou Montparnasse-Bienvenüe. Jeudis à 18h45. 20 €. Rés.: 01 43 27 88 61.. Jusqu'au 28 juin 2018. 90'.

Transposition sans fard de la pièce à succès Barefoot in the Park de Neil Simon par la troupe de la Compagnie Faire-plaît qui dit avoir « souhaité traduire et adapter, à notre époque, à Paris, ce succès du théâtre new-yorkais des années 60 parce que, sous les dehors d’une comédie légère et loufoque, le thème en est grinçant », en voulant faire cohabiter « passion et quotidien ».

Dans cette adaptation théâtrale franco-française, deux jeunes mariés, Corie et Paul Pratter, viennent ainsi de passer leurs six jours de lune de miel dans un des plus grands et magnifiques palaces parisiens, le Ritz, et vont à présent emménager dans un petit appartement minuscule déniché il y a quelques semaines par Corie et situé au huitième étage sans ascenseur d’un immeuble haussmannien mais pas très bourgeois et en mauvais état. La scène exiguë du Guichet Montparnasse lui convient donc parfaitement.

Corie est une auteure-compositrice à l’esprit bohème et passionnément éprise de son « futur grand avocat » de mari, Paul, qui est en fait un tout jeune avocat ambitieux mais cartésien et assez « coincé » qui refuse — tenez-vous bien ! — de marcher pieds nus dans le parc en plein hiver, au mois de février. Vont en outre s’y ajouter, pour couronner le tout, une belle-mère presque charmante mais assez envahissante et un voisin hirsute qui squatte le neuvième et dernier étage et s’invite plus que de raison.

Les deux tourtereaux vont finir par s’offrir très vite leur première scène de ménage et il n’en faudra pas beaucoup pour que Corie le prenne de haut et feint de demander le divorce pour le regretter tout aussitôt ou presque et que l’autre va partir et revenir et ainsi de suite. Une comédie qui vous invite à réfléchir et à tourner huit fois votre langue avant de dire n’importe quoi dans des moments graves et surtout lorsque l’autre n’est pas en état de vous entendre ou de vous comprendre.

Barefoot in the Park a également été un grand succès cinématographique, en 1967, avec Robert Redford et Jane Fonda, sous la direction de Gene Saks.