Stopper net Vladimir Poutine, l'Europe face à l'Histoire

Le Parlement européen tient aujourd'hui une plénière extraordinaire sur la guerre de Vladimir Poutine en Ukraine. La résolution qui sera adoptée est à la hauteur de la crise à laquelle nous devons faire face. Dans la continuité des tournants politiques majeurs et des mesures puissantes et unies de ces derniers jours, le Parlement demande l'intensification de l'aide et l'élargissement des sanctions.

« Si nous n'arrêtons pas Vladimir Poutine en Ukraine, nous ne connaîtrons plus la paix en Europe », explique Raphaël Glucksmann, eurodéputé Place publique président de la commission spéciale sur les ingérences étrangères, membre des commissions en charge des affaires étrangères et des questions de sécurité et défense. « Le tyran russe a été très explicite en menaçant la Finlande et la Suède. Si Vladimir Poutine se permet d'agir ainsi, c'est que trop longtemps des responsables politiques européens n'ont pas été déterminés à mener le rapport de force avec la Russie, sans parler des anciens dirigeants vendus aux intérêts russes. En réagissant plus fermement par le passé, par exemple au moment de l'annexion de la Crimée ou en Géorgie, en Syrie, en Tchétchénie, nous aurions pourtant pu éviter ce conflit, sans précédent depuis la Seconde guerre mondiale » ajoute l'eurodéputé.

« Nous vivons le retour du tragique en Europe. C'est dans ces heures sombres pour la démocratie et pour la paix que le soutien collectif de l'Union aux Ukrainiens doit être sans faille : par des livraisons d'armes et d'équipement militaire afin qu'ils puissent se défendre, par un soutien technologique et un partage d'informations satellites et de renseignement, un soutien accru face aux attaques hybrides, notamment informationnelles ; ensuite, dans l'accueil des réfugiés ; puis, par l'activation du mécanisme de protection civile et une assistance financière décuplée, y compris pour la reconstruction future ; enfin, en ouvrant clairement la porte à l'adhésion à l'Union européenne et en accompagnant le pays sur le chemin pour y parvenir. Nous sommes aux côtés du peuple ukrainien, solidaires, face à cette agression sans précédent et injustifiée que nous dénonçons et condamnons avec force. Ce message ne doit souffrir d'aucune ambiguïté » insiste Raphaël Glucksmann.

« Parce que cette agression est parfaitement injustifiable et illégale et le fruit d'ambitions impérialistes et révisionnistes d'un tyran criminel, nous soutenons toutes les mesures visant à faire répondre de leurs actes les responsables russes, et en premier lieu Vladimir Poutine. Les paquets de sanctions successifs adoptés avec force visent à isoler le régime russe de la scène internationale et à affaiblir les capacités économiques, financières et industrielles qui soutiennent l'effort de guerre. Nous souhaitons une exclusion totale de la Russie de Swift, un blocus commercial du pays et toujours plus de sanctions vis-à-vis des oligarques qui soutiennent Vladimir Poutine. Leurs biens doivent être immédiatement saisis, leurs avoirs gelés et leurs visas suspendus. Cela doit être clair pour tout le monde : il n'y a pas d'avenir avec ce tyran » ajoutent les membres de la délégation de la gauche sociale et écologique.

Parallèlement, nous devons continuer d'aider les démocrates russes, et soutenir les Russes qui bravent courageusement la répression pour manifester contre tyran du Kremlin, ainsi que l'opposition démocratique biélorusse qui se voit imposer des alliances criminelles par le dictateur de Minsk.

Enfin, il faut renforcer la capacité de l'Union européenne à développer une force de défense commune, notamment en augmentant le fonds européen de défense. Défendre notre souveraineté, c'est aussi accélérer notre transition énergétique et ne plus dépendre ainsi des énergies fossiles et se défaire du chantage récurrent à l'approvisionnement.

« L'Union européenne avance dans les crises. Puisse cet élan, qui défend ce que cette dernière a de plus cher – la paix et la démocratie – perdurer après la victoire des Ukrainiens et la chute de Vladimir Poutine » concluent les membres de la délégation de la gauche sociale et écologique.