PIB : Ralentissement de la croissance au premier trimestre 2018

Le produit intérieur brut et ses composantes. Source : Insee.
Le produit intérieur brut et ses composantes. Source : Insee.

Au premier trimestre 2018, le produit intérieur brut (PIB) en volume ralentit : +0,3 %, après +0,7 % au quatrième trimestre.

Les dépenses de consommation des ménages progressent au même rythme qu'au quatrième trimestre (+0,2 %), tandis que la formation brute de capital fixe perd en dynamisme (FBCF : +0,6 % après +1,1 %). Au total, la demande intérieure finale hors stocks ralentit et contribue moins à la croissance : +0,3 point après +0,5 point.

Les exportations se replient légèrement (−0,1 % après +2,5 %) et les importations restent atones (0,0 % après +0,4 %). Au total, le solde extérieur ne contribue pas à la croissance du PIB au premier trimestre. De même, les variations de stocks sont stables et ne contribuent donc pas à la croissance du PIB.

La production totale décélère

La production totale de biens et services ralentit au premier trimestre 2018 (+0,3 % après +0,9 %). Elle se replie nettement dans les biens (-0,6 % après +1,2 %), tandis qu'elle continue de croître à un rythme soutenu dans les services (+0,5 % après +0,8 %).

La production manufacturière se replie (-1,1 % après +1,5 %), principalement du fait de la baisse importante en matériels de transport. En revanche, la production de gaz et électricité se redresse (+2,1 % après 0,0 %), ainsi que la construction (+0,6 % après 0,0 %).

La consommation des ménages reste atone

La consommation des ménages continue d'être peu dynamique au premier trimestre 2018 (+0,2 % après +0,2 %) : la consommation en biens est stable pour le deuxième trimestre consécutif tandis que celle en services ralentit légèrement (+0,4 % après +0,5 %).

En particulier, la consommation en biens alimentaires se replie (-0,5 % après +0,3 %), tandis que la consommation en énergie rebondit (+1,4 % après -0,6 %) en raison de températures inférieures aux normales saisonnières en février et mars.

L'investissement des entreprises se tasse, celui des ménages est quasi-stable

Au premier trimestre 2018, la FBCF totale augmente à un rythme moins soutenu (+0,6 % après +1,1 % au quatrième trimestre), en raison notamment du ralentissement de l'investissement des entreprises (+0,5 % après +1,6 %). Ce ralentissement est principalement dû au repli de l'investissement en biens manufacturés (-0,9 % après +1,7 %). L'investissement des ménages augmente presque au même rythme que le trimestre dernier (+0,5 % après +0,6 %) en raison de la bonne tenue du secteur de la construction.

La contribution du commerce extérieur au PIB est nulle

Les exportations sont quasi stables au premier trimestre 2018 après le fort dynamisme observé au quatrième trimestre (-0,1 % après +2,5 %), notamment en matériels de transport. Dans le même temps, les importations sont stables (0,0 % après +0,4 %). Au total, les échanges extérieurs ne contribuent pas à la croissance, après une contribution de +0,6 point au trimestre précédent.