Jurisprudence

Téléchargement illégal sur internet
Le détenteur d’une connexion à internet — par laquelle des atteintes aux droits d’auteur ont été commises — ne peut pas s’exonérer de sa responsabilité en désignant simplement un membre de sa famille qui avait la possibilité d’accéder à cette connexion, a jugé la Cour de justice de l’Union européenne qui considère que les titulaires de droits doivent disposer d’une forme de « recours effectif » ou de « moyens permettant aux autorités judiciaires compétentes d’ordonner la communication des renseignements nécessaires ».
Conseil constitutionnel.
L’action disciplinaire imprescriptible à l’encontre des avocats est jugée conforme à la Constitution par le Conseil constitutionnel qui considère que cette « différence de traitement », par rapport aux autres professions juridiques et judiciaires réglementées, repose sur une « différence de situation ». Un manquement commis par un avocat est donc assimilable à un crime contre l’humanité ou autre barbarie inexpiable. Pas certain que ce soit l’avis de la Cour européenne des droits de l’homme qui sera sans doute sollicité.
Conseil d'État.
Les conditions de vie indignes réservées aux familles de harkis dans les camps où elles ont été accueillies en France après l’indépendance de l’Algérie engagent la responsabilité de l’État, a jugé le Conseil d’État qui a accordé 15 000 euros à un fils de harki au titre des « préjudices matériels et moraux subis du fait des conditions dans lesquelles il a vécu entre 1963 et 1975 ».
Cour de cassation.
L’existence d’une convention de gestation pour autrui (GPA) ne fait pas nécessairement obstacle, a jugé, vendredi, dans deux arrêts distincts, l’assemblée plénière de la Cour de cassation après condamnation de la France par la Cour européenne des droits de l’homme, à la transcription de l’acte de naissance établi à l’étranger dès lors qu’il n’est « ni irrégulier ni falsifié » et que les faits qui y sont déclarés correspondent à la « réalité biologique ».
La banque hongroise OTP
Le caractère abusif d’une clause contractuelle non claire qui fait peser le risque de change sur l’emprunteur et qui ne reflète pas des dispositions législatives peut faire l’objet d’un contrôle juridictionnel, a jugé la Cour de justice de l’Union européenne.
Cour de justice de l'Union européenne
Les travailleuses enceintes, accouchées ou allaitantes qui effectuent un travail posté se déroulant partiellement en horaire nocturne doivent être considérées comme exerçant un travail de nuit et bénéficient de la protection spécifique contre les risques que ce travail est susceptible de présenter, a jugé la Cour de justice de l’Union européenne.
Cartes SIM
La mise sur le marché de cartes SIM contenant des services payants préinstallés et préalablement activés constitue « une pratique commerciale agressive déloyale lorsque les consommateurs n’en sont pas informés préalablement », a jugé la Cour de justice de l’Union européenne car cela constitue une « fourniture non demandée » qui peut être sanctionnée par une autorité nationale autre que celle prévue par le droit de l’Union en matière de communications électroniques.
Vueling Airlines
En cas d’annulation d’un vol, la compagnie aérienne doit aussi rembourser, pour autant qu’elle en a eu connaissance, les commissions perçues par les intermédiaires lors de l’achat de billets, a jugé la Cour de justice de l’Union européenne.
Cour de justice de l'Union européenne
Le licenciement d’un médecin-chef catholique par un hôpital catholique en raison de son remariage après un divorce peut constituer une discrimination interdite fondée sur la religion, a jugé la Cour de justice de l’Union européenne en retenant que « l’exigence pour un médecin-chef catholique de respecter le caractère sacré et indissoluble du mariage selon la conception de l’Église catholique n’apparaît pas constituer une exigence professionnelle essentielle, légitime et justifiée » qu’il appartient toutefois à la juridiction nationale de vérifier.
Propriété de Stéphane Alberola à Saint-Gilles-les-Bains, La Réunion. Photo DR.
Après quatre expertises et plus de seize ans de procédure, le tribunal de grande instance de Saint-Denis de La Réunion a condamné la filiale luxembourgeoise de la Caisse d'assurances mutuelles du Crédit agricole (CAMCA), qui porte dans ce dossier la double casquette d’assureur dommages-ouvrage et d’assureur décennal, à payer 504 500 euros à un médecin urgentiste toulousain, Stéphane Alberola, pour la construction d’une maison à Saint-Gilles-les-Bains, dans l’île paradisiaque de La Réunion, qui a viré au cauchemar et l’a « ruiné ». Débouté au titre de son « préjudice immatériel », il interjette appel et demande le dépaysement.

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