Droit du travail

Conseil de prud'hommes de Paris.
Le conseil de prud'hommes de Paris a jugé que le terme "PD" employé par la tenancière d'un salon de coiffure à l'encontre d'un salarié licencié pendant sa période d'essai ne peut être retenu comme propos homophobe car « il est reconnu que les salons de coiffure emploient régulièrement des personnes homosexuelles, notamment dans les salons de coiffure féminins, sans que cela ne pose de problèmes » mais lui a néanmoins alloué 5 000 euros pour le caractère injurieux dudit propos.
Les frais d’une expertise sollicitée par un comité d’hygiène et annulée par le juge judiciaire resteront à la charge de l’employeur jusqu’au 31 décembre 2016, a jugé la cour de cassation sur renvoi dans la foulée de la décision du conseil constitutionnel qui a laissé au législateur jusqu’au 1er janvier 2017 pour remédier à cette inconstitutionnalité.
Wolters Kluwer France
La cour d’appel de Versailles a jugé l’opération de restructuration intervenue en juin 2007 des filiales françaises du groupe hollandais Wolters Kluwer, un spécialiste de l’information juridique et fiscale présent dans 170 pays, constitutive d’une « manœuvre frauduleuse, à l’égard du comité d’entreprise et des salariés de la société Wolters Kluwer France » et l’a déclarée « inopposable à ces derniers, dans les effets de l’emprunt de 445 millions d’euros auprès de la société mère HWKF, sur la réserve spéciale de participation ».
Le Conseil d'État a annulé l'application des règles d'assurance chômage, une décision qui prendra effet le 1er mars 2016 « pour garantir la continuité » du régime, selon un arrêt rendu ce matin.
La cour de cassation a renvoyé à la cour de justice de l’Union européenne une question préjudicielle quant à la possibilité ou non du port d’un voile islamique par une salariée, ingénieur d’études, d’une société privée commerciale lors de prestations informatiques exécutées chez un client.
« Le refus […] de s’abstenir de porter son voile et les insubordinations répétées et caractérisées […] rendent impossible la poursuite du contrat de travail » et justifient le licenciement pour faute grave de l’ancienne directrice de l’association Baby-Loup, a définitivement jugé l’assemblée plénière de la Cour de cassation.
La démission d’un salarié ne peut être déduite de l’absence à son poste, ni de l’absence de réponse à une lettre par laquelle l’employeur prend « acte de la démission » d’autant que, deux ans et demi plus tard, le salarié demande que « son statut de salarié soit revu car il ne [peut] reprendre son poste de travail », a jugé une des chambres sociales de la cour d’appel de Paris.
Des restrictions peuvent être apportées à la liberté d’expression pour assurer la protection de la réputation et des droits d’autrui si elles sont proportionnées au but recherché, a jugé la chambre sociale de la cour de cassation dans le dossier opposant le journaliste Patrick Poivre d’Arvor à TF1.
La cour de cassation a rejeté les pourvois à l’encontre de l’arrêt de la cour de Versailles qui avait requalifiait le contrat « règlement participants » de 53 personnes ayant participé au tournage des saisons 2003 à 2007 de l’émission de télé-réalité l’Île de la tentation en contrat de travail à durée indéterminée.
La cour de cassation approuve une cour d'appel qui avait jugé que l'employeur ne commet pas de faute, si les circonstances l'exigent, en faisant remettre par huissier de justice à la salariée sur son lieu de travail la lettre la convoquant à un entretien préalable à son licenciement.

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