Jurisprudence

Le rôle des autorités judiciaires n’est pas de réécrire l’histoire en ordonnant le retrait du domaine public de toute trace de publications en ligne jugées constitutives d’ « atteintes injustifiées à la réputation d’individus », a jugé ce matin la Cour européenne des droits de l’homme dans une décision concernant un avocat polonais.
La confidentialité des correspondances adressées par l’avocat à des confrères ou à son client ne s’impose pas à ce dernier, a jugé la cour de cassation, qui, précise-t-elle, n’étant pas tenu au secret professionnel, peut les produire en justice.
La terrasse d’un établissement accueillant du public ne constitue pas un lieu fermé et couvert où s’impose l’interdiction totale du fumer, a jugé la cour de cassation, si « close des trois côtés, elle n’a ni toit ni auvent » ou, si disposant d’un toit ou auvent, elle est « intégralement ouverte en façade frontale ».
Pour la seconde fois en quatre ans, la Haute juridiction administrative a annulé une disposition interdisant l’offre et la cession au public de « produits contenant des nitrites d’alkyle aliphatiques, cycliques ou hétérocycliques et leurs isomères », connus sous le nom de « poppers », au motif que ces produits ont « une toxicité faible » et qu’aucune étude n’établit qu’ils présentent « un risque de pharmacodépendance ou d’abus ».
L’interdiction de ne pouvoir prouver la vérité du fait diffamatoire en cas d’infraction ou de condamnation amnistiée est contraire à la Constitution, ont jugé les Sages de la rue de Montpensier dans le litige opposant l’ancien chirurgien-dentiste Philippe Rudyard Bessis, devenu avocat, au conseil national de l’ordre des chirurgiens-dentistes.
La personnalité morale dont jouit une société civile immobilière ne fait pas obstacle à la saisie d’un élément de son actif pour garantir la peine de confiscation à laquelle des associés majoritaires sont susceptibles d’être condamnés pour des faits de blanchiment, a jugé la cour de cassation dans l’affaire Wildenstein.
À l'occasion d'une question prioritaire de constitutionnalité, le Conseil constitutionnel abonde dans le sens de la jurisprudence de l'assemblée plénière de la cour de cassation selon laquelle l'article 53 de la loi sur la liberté de la presse doit également recevoir application devant la juridiction civile, y compris devant le juge des référés.
Le rappel de condamnations amnistiées est interdit sous peine de sanction pénale, rappelle la cour de cassation, à l'occasion de la mise en ligne, en décembre 2009, sur plusieurs sites internet, d'articles reprenant une ancienne coupure de presse de 1965 évoquant « l'été varois agité de Devedjan et Madelin ».
La cour de cassation a rejeté les pourvois à l’encontre de l’arrêt de la cour de Versailles qui avait requalifiait le contrat « règlement participants » de 53 personnes ayant participé au tournage des saisons 2003 à 2007 de l’émission de télé-réalité l’Île de la tentation en contrat de travail à durée indéterminée.
Une reprise de raisonnements identiques et de mauvaise foi est inutile et constitue une malice qui est toujours condamnable, rappelle la cour de cassation dans un arrêt opposant deux avocats à propos d’un contentieux locatif au cours duquel le débiteur avait repris devant la cour d’appel « en des termes strictement identiques, de[s] raisonnements menés de mauvaise foi, en dépit d’une sentence arbitrale claire et précise ».

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